Podie
Cette organisation de producteurs, fondée en 1974, accompagne plus de 1500 familles de producteurs d’épices isolés du Sri Lanka.
RASSEMBLER LES CULTIVATEURS ISOLÉS
DES PRODUCTEURS RÉMUNÉRÉS À UN PRIX JUSTE
Fondée en 1974, PODIE – People’s Organization for Development Import and Exports -, qui signifie aussi « petit » en langue cingalaise, est une organisation de solidarité qui travaille avec 1 500 familles de petits producteurs d’épices biologiques, à qui elle achète directement les produits à des prix justes. PODIE est pionnière dans le développement du commerce équitable au Sri Lanka.
UNE COHÉSION AU-DELÀ DES COMMUNAUTÉS ETHNIQUES
Bien qu’ils vivent dans des communautés différentes, les producteurs se rassemblent autour d’un projet commun : sortir de la précarité grâce au commerce d’épices. Ces producteurs nous montrent que la solidarité entre les différentes communautés est possible quelle que soit l’origine ethnique. Les femmes et les hommes de PODIE œuvrent pour la construction d’une société de paix.
DES PRODUITS BIO DÉBORDANTS DE BIENFAITS
DES ÉPICES AUX 1000 POUVOIRS
L’histoire de ce doux pays tropical est étroitement liée à la culture des épices, qui, plus que de simples aliments, sont également utilisées dans la médecine ayurvédique, très prisée au Sri Lanka. Les épices sont sélectionnées selon les connaissances traditionnelles des herbes et de leurs pouvoirs. Par exemple, la cannelle réunit à elle seule 4 pouvoirs : celui d’éliminer les toxines du corps, de ralentir le vieillissement, de contribuer à l’amincissement, et possède même un pouvoir aphrodisiaque ! Ici, tous les produits ont leur histoire … et leurs pouvoirs. Alors laissez-vous envouter par le pouvoir anti-stress de la citronnelle, aphrodisiaque des bâtons de cannelle, immunisant du curry, anti-inflammatoire du curcuma, contre le mal des transports du gingembre, antalgique du cumin, antidépresseur de la vanille, ou encore réhydratant de l’huile de coco.

UNE PRODUCTION BIOLOGIQUE QUI RESPECTE L’ENVIRONNEMENT
Tous les produits sont biologiques. Ils sont cultivés par les 16 groupes de PODIE – répartis dans différentes régions du pays – selon des systèmes non intensifs de rotation des sols, en suivant la saisonnalité des plantes. Les producteurs de PODIE veillent à la conservation des ressources naturelles et utilisent des matériaux respectueux de l’environnement et biodégradables. Par ailleurs, l’organisation possède un système d’élimination et de gestion des déchets. La municipalité locale et l’autorité environnementale garantissent que l’activité de PODIE ne pollue pas l’environnement.
UNE PRIME DU COMMERCE ÉQUITABLE UTILISÉE POUR UN ENVIRONNEMENT ET DES PRODUCTEURS EN BONNE SANTÉ
DES EMBALLAGES FAITS À PARTIR DE MATÉRIAUX RECYCLÉS
Les dernières étapes de la transformation (le traitement et l’emballage des produits finis) ont toujours lieu dans l’usine de PODIE, près de la ville de Negombo. Ici travaillent presque exclusivement des femmes qui assurent le second séchage, le broyage, le contrôle de qualité et le conditionnement. Les épices sont emballés avec des matériaux biodégradables et respectueux de l’environnement : bois, papier recyclé, roseaux, bouteilles en verre, récipients en terre cuite … tout est propice au recyclage.
DES ACTIONS CENTRÉES SUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Le développement durable est un pilier central des actions de PODIE. Des engrais et pesticides biologiques sont notamment distribués à chaque groupe d’agriculteurs. Cela améliore la santé de ceux qui travaillent dans les champs tout en prenant soin de l’environnement.
DE NOUVELLES INFRASTRUCTURES POUR DES PROJETS ÉCOLOGIQUES
PODIE soutient les producteurs dans le développement d’infrastructures. Par exemple, le groupe d’agriculteurs de Wanniamunukula dépend principalement des pluies saisonnières (mousson) pour la culture du chili, du sésame et de la moutarde. PODIE a aidé financièrement ce groupe d’agriculteurs à réhabiliter l’un des réservoirs d’irrigation de la région. L’objectif est de pouvoir stocker l’eau pendant la saison des pluies, puis d’utiliser cette eau pour leurs cultures pendant la saison sèche. Comme ça pas de gaspillage d’eau et les cultures peuvent être arrosées en toute saison ! Le piment biologique des agriculteurs de Wanniamunukula s’est aussi vu attribuer une nouvelle ferme semencière. Un autre projet a également été l’installation de séchoirs solaires pour les groupes d’agriculteurs de Kolugala et Matale. Les clous de girofle, poivre noir et blanc, noix de muscade, macis et cacao peuvent désormais dorer paisiblement au soleil.

DES PRODUCTEURS ET DES ENFANTS EN BONNE SANTÉ
PODIE lutte contre le travail des enfants (répandu dans certaines régions du pays) : ici, personne de moins de 18 ans ne peut travailler au sein de la coopérative. Par ailleurs, les enfants méritants des agriculteurs peuvent demander des bourses pour poursuivre leurs études après l’école primaire. Une véritable révolution pour les zones rurales du Sri Lanka ! PODIE fournit également des installations d’eau potable aux écoles à la demande de groupes d’agriculteurs. En ce qui concerne les femmes et hommes qui travaillent dans les unités de traitement, PODIE leur offre des installations médicales gratuites, des facilités de prêt et un petit déjeuner et des repas d’accompagnement pour leur pause thé. Les travailleurs bénéficient également d’un système d’assurance maladie.
UNE POLITIQUE SOCIALE QUI PROMEUT LES FEMMES
WOMEN POWER
L’équité femmes/hommes est un enjeu central de PODIE, où plus de 50% des employés sont des femmes. Elles participent pleinement à la production mais également aux décisions ! En effet, et notamment grâce aux « programmes de formation au leadership » de PODIE, de nombreuses agricultrices ont aujourd’hui des rôles de direction dans les groupes et sont présidentes, trésorières … ce qui était encore impensable il y a quelques années. Les producteurs de PODIE sont représentés par un conseil de 10 personnes, où 7 sont des femmes (dont la présidente). Des ateliers sur l’égalité des chances entre les hommes et les femmes et sur l’importance du rôle que peuvent jouer les femmes sont également organisés dans les villages. « Cela aide véritablement ces villages, car ils prennent conscience de leurs droits » raconte Tyrell Fernando, le directeur général de l’organisation.
